Red Bull intensifie son enquête sur le dysfonctionnement de l’aile arrière de Max Verstappen. L’équipe ne laisse rien au hasard en se préparant pour Spa. Deux accidents consécutifs liés à l’aile arrière ont suscité des inquiétudes. Avec Spa qui approche, l’équilibre entre sécurité et performance est en jeu.
Pour le deuxième week-end de course consécutif, Max Verstappen a eu un accident en raison d’une défaillance de l’aile arrière sur la Red Bull RB29. Bien que les deux incidents aient entraîné une perte de contrôle, Verstappen a immédiatement précisé que les défauts étaient distincts. La première défaillance a eu lieu tard dans Q3 lors de la séance de qualifications de Spielberg, que Red Bull a identifiée et comprise rapidement. Les ennuis ont de nouveau frappé le week-end suivant avec un nouveau défaut d’aile arrière inattendu par l’équipe. Ces dysfonctionnements ont mis le design sous les feux de la rampe à l’approche du prochain Grand Prix de Belgique à Spa-Francorchamps.
La variante de Red Bull sur ce qu’on appelle l’aile ‘Macarena’ a fait ses débuts à Miami après un développement approfondi début novembre 2025. Le design vise à réduire la traînée en tournant jusqu’à 160 degrés dans une direction opposée à la rotation de 270 degrés de Ferrari, améliorant ainsi l’efficacité aérodynamique. Bien que cette ingénierie avancée ait permis des gains de vitesse, le risque associé est devenu une préoccupation majeure à l’approche de l’un des circuits les plus rapides de F1.
Défis stratégiques derrière le dysfonctionnement de l’aile arrière

La aérodynamique de l’aile arrière de la RB29 est centrale à la fois pour son avantage en performance et ses récents problèmes de fiabilité. Le système rotatif crée la plus grande ouverture sur la grille, conçu pour optimiser la réduction de traînée mais qui s’est également révélé difficile à maîtriser. Le responsable technique de Red Bull, Pierre Wache, a admis que l’équipe analyse encore si le concept de base ou d’autres facteurs ont causé les défaillances. La FIA a été profondément impliquée depuis la création de l’aile, soulignant que la sécurité est non négociable.
Sur le plan stratégique, utiliser cette aile à Spa offre des gains clairs en termes de temps au tour et d’efficacité énergétique que l’on ne peut ignorer, particulièrement alors que la gestion de l’énergie devient critique sur ce circuit exigeant. Cependant, le risque d’une troisième défaillance et d’un potentiel accident pousse l’équipe à envisager des plans de secours. Le principal de Red Bull, Laurent Mekies, a confirmé que l’enquête est approfondie et en cours, avec “toutes les options ouvertes”, y compris la possibilité de revenir à une configuration d’aile arrière conventionnelle si des préoccupations demeurent non résolues avant le week-end de course.
Les exigences de haute vitesse de Spa augmentent la pression sur la décision concernant l’aile arrière de Red Bull
À l’approche de Spa, les enjeux sont élevés. L’aile arrière actuelle de Red Bull offre une réduction de traînée précieuse, un avantage prononcé dans des conditions de manque d’énergie que Spa présente notoirement en raison de ses longues lignes droites et de ses virages rapides. Pourtant, l’équipe ne peut pas prendre le risque d’exposer Verstappen à une nouvelle défaillance mécanique après des incidents consécutifs qui ont attiré de vives critiques de la part du pilote lui-même, qui a qualifié le dysfonctionnement de “super dangereux”.
D’autres équipes, notamment McLaren, ont adopté une approche plus prudente avec leurs ailes rotatives. McLaren a introduit sa propre version à Spielberg mais ne l’a pas utilisée, invoquant des inquiétudes concernant sa préparation, et ne l’a pas déployée dans le format sprint de Silverstone. Spa pourrait marquer le véritable début si Red Bull décide de ne pas revenir en arrière. Pour Verstappen et son équipe, l’équilibre entre maximiser la stratégie de course et garantir une sécurité sans compromis est la corde raide qu’ils doivent maintenant parcourir.







