La badwater race désigne l’ultramarathon Badwater 135 qui traverse la vallée de la Mort en Californie. Cette course de 217 kilomètres affronte des températures dépassant 50 degrés sur asphalte brûlant.
Chaque juillet, une centaine de coureurs s’élancent depuis le point le plus bas d’Amérique du Nord. Le parcours relie Badwater Basin à Whitney Portal en traversant trois chaînes montagneuses sur 217 km. Deux records historiques sont tombés lors de l’édition 2026, avec un premier passage sous les 21 heures. AdventureCORPS organise cette épreuve invitationnelle depuis 1987 selon des règles strictes de sécurité.
L’essentiel à retenir sur le badwater race,
- La badwater race relie Badwater Basin à Whitney Portal sur 217 kilomètres, avec 4 450 mètres de dénivelé positif à travers trois chaînes montagneuses.
- L’inscription coûte 1 595 dollars et repose sur une sélection invitationnelle exigeant plusieurs finishes d’ultramarathons de 100 miles ou plus.
- L’édition 2026 a établi deux nouveaux records, avec Max Jolliffe sous les 21 heures et Carmen Maria Perez meilleure performance féminine.
Le parcours de la badwater race à travers la vallée de la Mort

Badwater Basin marque le point de départ. Ce site se situe à 85 mètres sous le niveau de la mer. Il se trouve dans la vallée de la Mort, en Californie. Ce lieu est le point le plus bas d’Amérique du Nord. Il donne son nom à l’épreuve organisée par AdventureCORPS.
Le tracé mesure 217 kilomètres jusqu’à Whitney Portal. Ce site culmine à 2 530 mètres d’altitude. C’est la porte d’entrée du Mont Whitney. Les concurrents franchissent trois chaînes de montagnes. Le dénivelé positif cumulé atteint 4 450 mètres. Le dénivelé négatif s’élève à 1 859 mètres.
Le parcours traverse plusieurs sites emblématiques. On cite Furnace Creek, Stovepipe Wells ou Devil’s Golf Course. La route passe aussi par Panamint Springs, Lone Pine et Alabama Hills. Huit points de contrôle chronométrés jalonnent le tracé. Ils permettent de suivre chaque coureur en temps réel.
La dernière portion mesure 19,6 kilomètres. Elle grimpe 1 448 mètres avec une pente moyenne de 7,4 %. Le kilomètre final s’avère particulièrement redoutable. L’idée de relier ces deux points extrêmes remonte aux années 1970. Al Arnold a réussi cet exploit en 1977. La compétition annuelle existe depuis 1987.
Les conditions climatiques extrêmes de la badwater race en Californie
Un record mondial de température a été enregistré à Furnace Creek en 1913. L’air a atteint 56,7 degrés Celsius. Le site se trouve près du tracé de la Badwater Race. Cette chaleur extrême façonne entièrement le déroulement de la course. L’épreuve se dispute chaque année à la mi-juillet. Elle se déroule lors de la pleine lune. Au sol, les températures dépassent régulièrement 49 degrés Celsius.
L’asphalte brûlant peut même ramollir les semelles des chaussures. Les coureurs longent généralement la ligne blanche du bord de route. Celle-ci est plus fraîche de quelques degrés que le bitume noir. La nuit n’apporte presque aucun répit aux athlètes. Le thermomètre demeure fréquemment au-dessus de 38 degrés. Cela s’applique aussi lors des départs nocturnes. Cette chaleur nocturne exige une gestion rigoureuse de l’hydratation. Le suivi des électrolytes demeure vital sur 217 km.
Le Service des Parcs Nationaux encadre strictement la circulation des véhicules. Des restrictions s’appliquent entre 10 heures et 18 heures. Ce créneau correspond au pic absolu de chaleur. Chaque équipe doit prévoir d’importantes quantités de glace. Les besoins dépassent généralement plusieurs centaines de kilogrammes. Cela sert à refroidir un coureur pendant la traversée
Les critères de sélection pour participer à la badwater race

Environ cent coureurs reçoivent chaque année une invitation officielle. Les candidatures se comptent par centaines chaque mois de janvier. AdventureCORPS exige un âge minimal de 18 ans révolus. Une solide expérience préalable en ultrafond demeure obligatoire pour tous. Les candidats doivent avoir terminé au moins trois courses de 100 miles. Une de ces épreuves doit dater des deux dernières années.
La réussite du Badwater Salton Sea de 81 miles est aussi acceptée. Une lettre de motivation personnalisée accompagne obligatoirement le dossier. Elle précise l’engagement du sportif envers la communauté de l’ultrarunning. Le comité de sélection annonce la liste finale le premier février. Et la diffusion en direct se déroule sur les réseaux sociaux.
Des places garanties existent pour les donateurs les plus généreux. Il faut verser 7 500 dollars à deux fondations partenaires associées. Il s’agit de la Challenged Athletes Foundation et de la Bald Head Island Conservancy. Chaque coureur doit impérativement constituer sa propre équipe d’assistance.
Cette équipe comprend un chef dédié et un véhicule suiveur. En fait, aucun ravitaillement classique n’existe le long du tracé. L’édition 2026 rassemble des athlètes issus de 21 nations. La moyenne d’âge s’élève à 46 ans pour 95 coureurs au départ.
Les records établis par la badwater race avec l’édition 2026
Max Jolliffe a remporté l’édition 2026. Son temps s’élève à 20 heures 53 minutes et 41 secondes. Il devient le premier coureur sous la barre des 21 heures. Ce résultat bat le record de Yoshihiko Ishikawa. Le Japonais avait réalisé 21 heures 33 minutes et 1 seconde en 2019. Le gain dépasse ici les 39 minutes.
Carmen Maria Perez termine deuxième du classement général. Son chrono affiche 21 heures 5 minutes et 32 secondes. Elle améliore le record féminin d’Ashley Paulson. L’avance atteint 39 minutes et 3 secondes. Ces deux exploits sont survenus durant la même soirée. C’est un événement inédit depuis la création en 1987. Tamás Bódis complète le podium officiel. Son temps atteint 21 heures 34 minutes et 47 secondes. Il frôle l’ancien record de 1 minute et 46 secondes.
Jolliffe et Perez n’ont pas fini cette course, de quoi souligner son l’imprévisibilité. Les organisateurs réduisent la limite de 48 à 45 heures. Cela durcit les conditions pour être un finisher officiel. Entre 2007 et 2025, les temps vainqueurs variaient beaucoup. Ils s’échelonnaient de 21 heures 33 minutes à 25 heures 50 minutes.
Le rôle du crew et les règles de sécurité de la badwater race

Deux à quatre membres d’équipe accompagnent obligatoirement chaque concurrent. Ils demeurent présents tout au long des 217 kilomètres. En fait, aucun poste de ravitaillement classique n’existe. Le véhicule de soutien progresse par bonds successifs sur la route. Il dépasse régulièrement le coureur pour lui fournir son matériel. L’équipe distribue de l’eau, de la glace et de la nourriture.
Des vêtements secs sont aussi apportés à intervalles réguliers. Le règlement interdit tout dispositif de refroidissement porté en course. Les gilets rafraîchissants et les visières réfrigérantes demeurent proscrits. Les bâtons de marche sont également totalement interdits. Cette règle s’applique même dans les portions les plus pentues. Dès la nuit tombée, chaque membre du crew porte un gilet réfléchissant.
Cet équipement répond aux normes de sécurité routière de l’organisation. Un chef d’équipe désigné coordonne l’ensemble de la logistique. Il communique avec le poste de commandement via des téléphones satellitaires. Le Service des Parcs Nationaux exige une surveillance permanente sur le terrain.
Quatre rangers dédiés assurent cette mission durant les trois jours. Une équipe médicale équipée suit l’ensemble du dispositif. Elle traite les cas de coup de chaleur, d’hyponatrémie ou d’épuisement sévère. Ces incidents arrivent régulièrement sur ce tracé désertique exigeant.
Le tarif d’inscription à la badwater race et ses frais
L’inscription à la badwater race coûte 1 595 dollars, payables uniquement par carte bancaire après acceptation du dossier. Ce montant ne couvre pas l’hébergement et le transport de l’équipe d’assistance, dont les frais dépassent généralement plusieurs milliers de dollars supplémentaires.
Les donateurs versant 7 500 dollars à une œuvre caritative partenaire peuvent obtenir une place garantie sans passer par la sélection classique. Le tableau suivant compare les tarifs des trois épreuves de la série Badwater Ultra Cup organisée par AdventureCORPS.
| Épreuve | Distance | Lieu | Tarif | Format |
|---|---|---|---|---|
| Badwater Cape Fear | 82 km (51 miles) ou 50 km | Bald Head Island, Caroline du Nord | 229 à 249 dollars | Individuel |
| Badwater Salton Sea | 130 km (81 miles) | Salton City à Palomar Mountain, Californie | Tarif communiqué à l’inscription | Équipe de 2 à 3 coureurs |
| Badwater 135 | 217 km (135 miles) | Vallée de la Mort à Whitney Portal, Californie | 1 595 dollars | Individuel, invitationnel |
FAQ
Peut-on s’inscrire librement à la badwater race sans qualification préalable ?
Non, l’admission repose exclusivement sur invitation après examen d’un dossier de candidature. Les organisateurs exigent plusieurs finishes d’ultramarathons de 100 miles ou plus, ou une performance équivalente au Badwater Salton Sea.
Que se passe-t-il si un coureur dépasse la limite de temps autorisée ?
Le concurrent est retiré de la liste des finishers officiels et ne reçoit aucune récompense homologuée. Cette limite a été abaissée à 45 heures pour l’édition 2026, contre 48 heures les années précédentes.
Pourquoi les gilets rafraîchissants sont-ils interdits pendant la course ?
Le règlement d’AdventureCORPS considère ces dispositifs comme une forme d’assistance artificielle contraire à l’esprit de l’épreuve. Seuls l’ombre portée par le crew et l’hydratation régulière demeurent autorisées pour lutter contre la chaleur.
Combien de temps faut-il s’entraîner avant de viser la badwater race ?
La majorité des finishers cumulent plusieurs années d’expérience en ultrafond avant de soumettre une candidature recevable. Une préparation spécifique à la chaleur, généralement menée en sauna ou en climat désertique, complète généralement plusieurs mois d’entraînement en distance.
Existe-t-il des versions plus courtes de la badwater race pour débuter ?
AdventureCORPS organise deux épreuves préparatoires au sein de la Badwater Ultra Cup, à savoir le Badwater Cape Fear et le Badwater Salton Sea. Ces courses permettent d’acquérir de l’expérience tout en servant parfois de qualification vers l’épreuve reine des 217 kilomètres.





